Les
ravageurs |
LES LUTTES APPLICABLES |
LA LUTTE CHIMIQUE 1) DEFINITION : Application d'un produit phytosanitaire en vue de détruire une population indésirable. En fait, écologiquement parlant, c'est une situation d'échec en terme d'équilibre. C'est à dire qu'une population a pris possession, d'un territoire grâce à des facteurs perturbants ou favorisants. Faute de n'avoir pu préserver l'équilibre, le traitement devient inévitable. Mais il doit se faire selon un certain protocole afin d'être le moins traumatisant possible pour l'environnement. 1.1) La lutte systématique : Consiste en des traitements répétitifs, en général préventifs, sans souci de savoir exactement l'état sanitaire de la population végétale et animale. Elle est inenvisageable dans un sens écologique et économique. 1.2) La lutte raisonnée : Lutte prenant en compte, le ou les parasites en ayant une bonne connaissance des cycles de développement, savoir reconnaitre les auxilliaire les plus fréquents, savoir juger de l'opportunité d'une intervention en fonction du caractère dangereux ou inesthétique d'une attaque. Traiter avec le bon produit au bon moment et qu'il soit le moins dangereux possible pour l'utilisateur et le moins agréssif pour l'environnement. Dans tout les cas il faut être conscient qu'une lutte raisonnée n'engendre pas systématiquement moins de traitements mais qu'elle entraine uniquement des traitements réellement utiles. D'après les cours section "Science et technique de l'environnement", Ecole d'agriculture de St Maure (10) Aube |
LA LUTTE BIOLOGIQUE 1)DEFINITION : Ensemble de méthodes visant à détruire les végétaux et animaux nuisibles aux plantes cultivées en utilisant leurs ennemis naturels. 1.1) Lutte passive : Reconnaitre les alliés des cultures et éviter de les détruire par des produits chimiques. Donner une chance à l'équilibre naturel consiste à choisir des traitements séléctifs n'agissant que sur les parasites et inoffensifs pour les auxiliaires. 1.2) Lutte active : Apporter les ennemis naturels sur le terrain lorsqu'ils n'existent pas ou lorsqu'ils sont en quantité insuffisante.Cette forme de lutte demande un état d'esprit soutenu par une excellente technicité, elle demande, pour être efficace, des connaissances solides en biologie et physiologie végétale et une excellente maîtrise des conduites culturales |
LA LUTTE INTEGREE 1)DEFINITION : C'est un fait un amalgame de lutte biologique active et de lutte chimique raisonnée. Il convient de faire un bilan des produits utilisés, un répertoire de leurs effets et un bilan des parasites présents avant de mettre en place une statégie cohérente. Il semble raisonnable d'adopter un protocole de lutte intégrée dès lors que les traitements étaient modérés auparavant et que les moyens de prévention aient été mis en oeuvre. |
LES RAVAGEURS ET LEURS AUXILIAIRES |
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COMPATIBILITE DES AUXILIAIRES
AVEC LES PRODUITS PHYTOSANITAIRES |
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LA LUTTE BIOLOGIQUE |
Les articles et les photos ci dessous, sont issus du site: 13 rue Georges Bizet 44
330 VALLET Permanence téléphonique :Samedi matin 9h00 - 12h00 E-Mail : lamaisondesinsectes@free.fr Merci à Véronique CATTEAU pour son aimable autorisation |
LES AUXILIAIRES UTILES A LA CULTURE DU
FUCHSIA |
Les
auxiliaires sont classés en plusieurs catégories
:
- les prédateurs, qui tuent et mangent leur proie - les parasites, qui pondent un oeuf dans leur proie - les micro-organismes, qui contaminent leur proie |
Ces
petits insectes sont des piqueurs-suceurs. Il en existe de très nombreuses espèces, des formes différentes
ainsi que des couleurs variées. Lors de la mue du puceron, celui-ci
abandonne sa vieille peau qui se colle sur les feuilles. Il secrète
un abondant miellat sur lequel peut se développer de la fumagine
noire. |
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Il
existe d'autres espèces
de puceron ainsi que d'autres auxiliaires de culture. Pour avoir
une détermination, vous devez faire parvenir
une feuille de votre plante contaminée avec le ravageur. Mettre
cette feuille dans une petite boîte incompressible et l'envoyer
par la poste à la maison des insectes (adresse ci dessus). |
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| CIBLE
Toutes les espèces de pucerons. L'auxiliaire préfère les conditions extérieures. INDICE D'ACTIVITE Très rapidement les larves consomment les pucerons et la population de ces derniers décroît. |
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L'adulte
est blanc et mesure environ 1 mm, situé souvent
en haut de la plante. Ses larves sont blanches, cachées sous les
feuilles et sécrètent un abondant miellat, sur lequel peut
se développer de la fumagine noire.
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| CIBLE Les larves des aleurodes des serres.
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INDICE D'ACTIVITE 2 semaines après l'apport, les larves d'aleurodes changent de couleur. Certaines vont devenir noires, parasitées par l'Encarsia, d'autres vont devenir jaunes, parasitées par l'Eretmocerus. |
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Araignée rouge (Tetranyque) |
Bien
que ne faisant pas parti des insectes, ils y sont souvent associés.
Ils mesurent 0,5 mm et sont sous les feuilles. Certaines espèces
peuvent tisser des toiles pour se protéger. On les rencontre sur
les arbres, les haricots, les fraisiers et les rosiers, ainsi que sur
de nombreuses plantes d'intérieur. |
| CIBLE
Toutes les espèces de Tetranyques, entre autres. A la loupe, ces acariens sont jaunes ou rouges, avec des tâches noires sur le flanc. L'Amblyseius survit en l'absence de proies. INDICE D'ACTIVITE Présence des Amblyseius dans les colonies d'acariens. Assez rapidement, il n'y a plus d'acariens vivants. |
L'utilisation d'auxiliaires permet de réduire, voire de supprimer, l'emploi de pesticides. Cela a un impact favorable sur l'environnement, l'homme et la plante. La plupart de ces auxiliaires requièrent une certaine température pour obtenir un résultat. C'est pour cela qu'ils sont principalement utilisés sous serre. Néanmoins, quelques-uns sont très adaptés aux conditions extérieures. Attention vérifier, ci dessus, le tableau de compatibilité des produits phytosanitaires (délai après traitement chimique) avant utilisation d'auxiliaires |
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Plaquette
d'une soixantaine de pupe d'Encarsia
Formosa et d'Eretmocerus Eremicus à
maintenir à 18°C (température de reproduction des auxiliaires). |
Ne
sachant pas quel type d'aleurode est présente dans la serre (aleurodes du tabac ou aleurodes
des tomates), il faut utiliser une plaquette
mixte (sinon envoyer des larves d'aleurodes pour détermination ) |
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Plaquette
recouverte de glu, pour pieger les insectes. Elle
permet d'indiquer la présence d'insecte, de déterminer les
espèces piégées et leurs volumes. |
En
fonction du "résultat"
lu sur la plaquette le déclenchement d'une lutte ciblée, biologique
ou chimique sera envisagée. |
LA LUTTE
CHIMIQUE |
L'utilisation de produit phytosanitaire devient nécessaire lorsque le déséquilibre entre le ravageur et son prédateur est trop important. Dans tout les cas il faut respecter les indications de dosage, mentionnées sur les emballages, et rechercher en priorité les produits chimiques respectant les auxiliaires de culture. En règle générale, le traitement sera appliqué en soirée, lorsque les températures sont plus fraiches et lorsque la prévision météorologique est clémente. Ne pas traiter en plein soleil (risque de brûlure) et le matin de bonne heure (présence de rosée sur les feuilles). Utiliser des gants et des lunettes de protection pour la prépation du mélange et pendant la pulvérisation et enfin bien rinçer votre pulvérisateur aprés chaque utilisation. Bien surveiller le résultat du traitement et si il reste encore quelques ravageurs, il sera possible de réutiliser des auxiliaires de culture (bien vérifier le delai de remanence du produit chimique utilisé avant introduction des auxiliaires) Les matières actives et les marques de produit chimique sont tellement nombreuses, qu'il est difficile de donner des conseils sur tel ou tel produit. Dans les bonnes jardineries, des spécialistes en la matière seront à votre écoute et vous conseilleront sur le type de réactif à utiliser. |